1) Le BIA-SCC est associé à tout type d’implant, lisse ou texturé.

2) Il a été démontré que BIA-ALCL et BIA-SCC proviennent de la capsule entourant l’implant.

3) Bien que le BII soit moins bien compris que le BIA-ALCL, les patients veulent la « tranquillité d’esprit », sachant que l’implant et la capsule ont été retirés.

4) Le retrait de la capsule témoigne que tout résidu de silicone ou d’infection est éliminé avec l’implant.

5) Si la capsule est laissée derrière, elle ne partira jamais (comme certains chirurgiens plasticiens l’ont suggéré à leurs patients). Le Dr Nicolaidis a exploré des patients des années après le retrait de l’implant et retrouve toujours la capsule (comme sur les photos présentées ici).

6) S’il reste suffisamment de capsule, il restera une poche pleine. En raison de la composition de la capsule, cette poche ne collera jamais et ne se fermera jamais, ce qui entraînera des tissus mous lâches au-dessus. Avec une poche pleine, le liquide peut potentiellement s’accumuler dans cette poche ultérieurement.

7) Les capsules s’épaississent et se calcifient souvent avec le temps, en particulier avec des saignements de gel ou des implants plus anciens, comme on le voit sur ces photos adjacentes. Lorsqu’elles comprennent le phénomène, les patientes ne veulent généralement pas garder une telle capsule dans leur corps.

Capsule résiduel plusieurs années après l’enlèvement des implants
Poche restant deux ans aprés l’enlèvement de l’implant
Capsule calcifié

8) S’il reste suffisamment de capsule, cela peut être source de confusion pour les radiologues dans l’interprétation des mammographies et échographies ultérieures des seins, en particulier si la capsule est calcifiée.

9) À ce jour, une seule étude VALABLE s’est penchée sur l’amélioration des symptômes en fonction du degré de capsulectomie. Le Dr Zuckerman a envoyé des questionnaires à 792 patients avec un taux de réponse de 57 % et a constaté que la meilleure amélioration des symptômes se produisait chez ceux qui avaient subi une capsulectomie en bloc ou complète. Comme mentionné ci-dessus, l’étude de 2020-21 financée par l’ASERF a tenté d’examiner l’importance des capsulectomies ; cependant, les chirurgiens et les patients ont décidé qui obtiendrait quel type de capsulectomie, au lieu que cela soit décidé au hasard. C’est ce qu’on appelle le biais de sélection, qui rend une étude INVALIDE.

10) Contrairement à l’avis de plusieurs de ses collègues en chirurgie plastique, le Dr Nicolaidis soutient que la capsulectomie n’est pas une procédure dangereuse entre des mains expérimentées. Le Dr Nicolaidis a présenté « Étude prospective des complications après 500 explantations avec lifting mammaire simultané » pour la première fois au monde lors de la réunion de l’American Society of Plastic Surgeons en octobre 2022. Son taux total de complications était de 4 %, comparativement à un taux de révision de 10 % dans le domaine de la plastie en ce qui a trait aux augmentations mammaires.

« La BII est loin d’être comprise. Je l’aborde donc avec beaucoup de prudence. Certaines questions sont très claires tandis que d’autres sont complètement incertaines. De plus, différents patients ont des priorités différentes en ce qui concerne leur santé, leurs cicatrices, etc. Dans de tels cas d’incertitude, les patients doivent être écoutés et comprendre les risques et les avantages des différentes options afin qu’ils puissent prendre eux-mêmes une décision éclairée.

Dr Nicolaidis

Explantation payée par le gouvernement

Au Québec, le retrait des implants mammaires et la capsulectomie sont couverts par le gouvernement dans trois circonstances :

  1. Implants en polyuréthane
  2. Implants en gel rompus
  3. Contracture de grade 4 (dans laquelle la capsule devient dure et douloureuse avec des changements visibles dans les seins).

L’autorisation de capsulectomie nécessite la documentation de ce qui précède avec preuve radiologique, si nécessaire, le protocole opératoire et un rapport de pathologie confirmant ce qui précède, le tout à soumettre après la réception du rapport de pathologie, plusieurs mois après la chirurgie. Si quelque chose manque ou est introuvable, l’intervention chirurgicale n’est pas remboursée. De plus, le gouvernement ne couvrira jamais les lifting des seins, qui sont généralement nécessaires afin de minimiser les terribles plis cutanés engendrés par le vide laissé par l’implant retiré. Enfin, le Dr Nicolaidis travaille au super hôpital du CHUM, où sa directive est les reconstructions complexes suite à un cancer, etc. Il n’a pas de temps opératoire pour effectuer des explantations. Pour toutes ces raisons, le Dr Nicolaidis n’effectue pas d’explantations dans le système public ; il effectue plutôt ses cas d’explantations dans un centre de chirurgie privé.